Sommaire
- Entre deux villes voisines, l’écart atteint quatre semaines
- Le compteur part à la signature du contrat de courtage
- Un prix trop haut coûte plus de jours que tout le reste
- L’état de la maison se paie en jours sur le marché
- À Mont-Tremblant, maison ou condo, le délai de vente moyen dépasse trois mois
- Une inscription qui s’étire signale presque toujours un problème de prix
- Une date de déménagement calée sur la bonne moyenne
- FAQ
Ce qu’il faut retenir : Selon Centris, une maison des Laurentides trouve preneur en 47 jours en moyenne sur douze mois (49 à l’été 2026), un délai de vente qui varie fort d’une ville à l’autre pour une unifamiliale : 40 jours à Sainte-Adèle, 68 à Saint-Sauveur et 100 à Mont-Tremblant.
Deux unifamiliales mises en vente le même jour, au prix médian de leur ville sur un an : 549 000 $ à Sainte-Adèle, 656 625 $ à Mont-Tremblant. Le délai de vente moyen d’une maison des douze derniers mois leur promet deux calendriers : la première trouve preneur en 40 jours, la seconde en 100. Ce délai se compare donc ville par ville, pas à l’échelle de la province.
Les statistiques de Centris, arrêtées au 30 septembre 2026, disent combien de temps prévoir et à quel moment s’inquiéter.
Entre deux villes voisines, l’écart atteint quatre semaines
En bref : Une unifamiliale des Laurentides reste en moyenne 47 jours sur le marché, mais la moyenne annuelle va de 40 jours à Sainte-Adèle à 100 jours à Mont-Tremblant.
Selon les statistiques Centris pour la région des Laurentides, une unifamiliale a trouvé preneur en 47 jours en moyenne sur les quatre derniers trimestres, six jours de moins qu’un an plus tôt. Ce chiffre couvre un territoire qui va de la couronne nord jusqu’à Mont-Laurier. Les pages municipales de Centris montrent ce qu’il cache.
| Ville ou territoire (unifamiliale) | Jours sur le marché, 12 mois | Jours sur le marché, été 2026 | Prix médian, 12 mois |
| Province de Québec | 43 | 45 | 510 000 $ |
| Région des Laurentides | 47 | 49 | 567 487 $ |
| Sainte-Adèle (ville) | 40 | 29 | 549 000 $ |
| Saint-Sauveur (ville) | 68 | 70 | 685 000 $ |
| Mont-Tremblant (ville) | 100 | 76 | 656 625 $ |
Source : Centris, statistiques de la région et de chaque municipalité, cumul des quatre trimestres terminés le 30 septembre 2026 et 3e trimestre 2026 ; province : baromètre de l’APCIQ, mêmes périodes. Données consultées le 26 octobre 2026.
À Mont-Tremblant, l’été a été bien plus rapide que l’année : 76 jours contre 100. Un trimestre y repose sur 47 ventes d’unifamiliales, assez peu pour que quelques ventes très lentes déplacent la moyenne. Pour planifier un déménagement, la moyenne sur douze mois est le chiffre à garder, et c’est celle qu’emploie la suite de ce texte.
Le baromètre résidentiel de l’APCIQ pour le 3e trimestre de 2026 donne d’autres chiffres pour les mêmes noms : 51 jours à Sainte-Adèle et 85 à Mont-Tremblant sur douze mois.
L’écart tient au territoire. Le baromètre regroupe chaque ville avec ses voisines dans un « centre urbain », plus large que la municipalité, si bien que ses délais et ses prix médians diffèrent aussi de ceux de la ville. Les deux sources sont justes, à condition de comparer une ville à une ville, ou un centre urbain à un centre urbain. Pour Saint-Sauveur et ses années précédentes, voyez ce qu’il faut prévoir pour vendre une maison à Saint-Sauveur.
Le compteur part à la signature du contrat de courtage
En bref : Le délai publié compte les jours entre la signature du contrat de courtage et l’acceptation de la promesse d’achat, pas jusqu’à la remise des clés.
Le baromètre de l’APCIQ définit la moyenne de jours sur le marché comme le « nombre moyen de jours entre la date de signature du contrat de courtage et la date de vente ». Cette date est celle où la promesse d’achat est acceptée, et la vente ne compte qu’une fois toutes les conditions levées.
Un exemple à Sainte-Adèle : contrat signé le 2 mai, photos et mise en ligne la semaine suivante, promesse acceptée le 10 juin sous condition d’inspection et de financement, conditions levées le 20 juin. La statistique retient 39 jours. Le ménage et le certificat de localisation, réglés avant le 2 mai, n’y entrent pas ; la semaine passée à attendre les photos, si. Quant au déménagement, il suit la signature de l’acte chez le notaire, à la date fixée dans la promesse, souvent plusieurs semaines après.
Un prix trop haut coûte plus de jours que tout le reste
En bref : Un prix au-dessus des ventes comparables allonge le temps de vente plus que tout autre facteur, surtout en haut de gamme.
Dans son communiqué sur le 3e trimestre de 2026, l’APCIQ note que « davantage de révisions à la baisse du prix demandé sont observées ». Les inscriptions en vigueur ont bondi de 20 % en un an au Québec, à 42 408. Plus l’acheteur a de choix, moins il attend qu’une maison affichée trop haut baisse d’elle-même.
Le prix situe aussi la maison dans une gamme, et chaque gamme a son propre rythme. Le baromètre de l’APCIQ classe les unifamiliales les plus chères des centres urbains de Saint-Sauveur et de Sainte-Adèle en marché d’acheteurs, alors que les gammes moyennes de Saint-Sauveur restent favorables au vendeur. Une maison de 1,1 million à Saint-Sauveur ne suivra donc pas les 68 jours de la ville, et son vendeur gagne à prévoir un calendrier plus long dès la signature du contrat. Voyez aussi l’importance de fixer le bon prix.
Une estimation gratuite de votre propriété dit dans quelle gamme elle tombe, et combien de jours ont pris les maisons semblables vendues près de chez vous.
L’état de la maison se paie en jours sur le marché
En bref : Une promesse qui tombe à l’inspection remet la maison en vitrine sans arrêter le compteur, et les documents manquants font hésiter les acheteurs dès la première visite.
Si l’inspecteur trouve une toiture en fin de vie ou de l’humidité au sous-sol, l’acheteur peut se retirer ou rouvrir la négociation. Sous le même contrat de courtage, les jours continuent de s’additionner jusqu’à la vente finale.
Dans les Laurentides, les acheteurs regardent aussi ce que la ville ne leur montre pas : l’eau d’un puits, une installation septique, l’entretien d’un chemin privé. Un vendeur qui a ses rapports et ses factures sur la table dès la première visite retire une raison d’attendre à chaque acheteur.

À Mont-Tremblant, maison ou condo, le délai de vente moyen dépasse trois mois
En bref : En station, la maison a pris 100 jours et la copropriété 162 jours en moyenne sur douze mois, alors qu’à l’échelle du Québec, l’hiver 2026 n’a pas allongé les délais.
La page Centris de Mont-Tremblant situe à 162 jours le temps de vente moyen d’une copropriété sur les quatre derniers trimestres, plus de deux mois de plus qu’une unifamiliale. Avec 295 copropriétés inscrites en moyenne sur l’année, l’acheteur a de quoi comparer. Dans son communiqué du 3e trimestre, l’APCIQ range d’ailleurs les marchés de villégiature des Laurentides parmi ceux qui présentent « les conditions les plus équilibrées de la province ».
Ailleurs, la saison compte moins qu’on le croit. Selon le communiqué de l’APCIQ sur le 1er trimestre de 2026, une unifamiliale s’est vendue en 45 jours en moyenne au Québec de janvier à mars, autant qu’à l’été. L’hiver amène moins d’acheteurs, mais aussi moins de maisons à comparer : 36 142 inscriptions actives, contre 42 408 au troisième trimestre. Les arguments de chaque saison sont comparés dans ce texte sur le meilleur moment pour vendre à Saint-Sauveur.

Une inscription qui s’étire signale presque toujours un problème de prix
En bref : Le bon repère est la moyenne de votre ville et de votre gamme ; une inscription qui la dépasse largement sans offre sérieuse demande un diagnostic.
Les repères qui suivent relèvent du jugement de praticien, pas d’une statistique. Ils prennent comme base la moyenne sur douze mois de la ville, par exemple 68 jours à Saint-Sauveur.
- Beaucoup de visites, aucune offre après trois ou quatre semaines. Le prix attire, mais la maison déçoit sur place : état, odeur, terrain ou documents manquants.
- Peu de visites dès le départ. Le prix ou les photos découragent avant même le déplacement, surtout pour un acheteur de Montréal qui doit faire la route.
- Une promesse tombée à l’inspection. Le défaut connu devient un élément à divulguer et à chiffrer, sinon le prochain acheteur partira au même endroit.
- La moyenne de la ville dépassée de moitié, sans offre sérieuse. Une révision franche du prix fonctionne mieux que trois petites baisses espacées, qui apprennent aux acheteurs qu’il suffit d’attendre.
Une date de déménagement calée sur la bonne moyenne
Pour fixer une date, partez du délai de vente moyen d’une maison de votre ville et de votre catégorie sur douze mois, pas du chiffre provincial ni d’un seul trimestre. Ajoutez le temps jusqu’au notaire, puis notez avec votre courtier la date à laquelle le prix sera revu si aucune offre n’arrive. Les chiffres changeront au prochain baromètre de l’APCIQ.
Les pages publiques de Centris s’arrêtent à la ville. Pour votre rue, un courtier peut tirer de son analyse comparative le nombre de jours qu’ont pris les maisons comme la vôtre, d’après les ventes semblables de la dernière année : demandez cette analyse avant d’afficher.
FAQ
Quel est le délai de vente moyen d’une maison au Québec en 2026?
Quarante-cinq jours en moyenne pour la vente d’une maison unifamiliale au Québec au troisième trimestre de 2026, selon l’APCIQ, et un délai de 43 jours sur douze mois. La copropriété est plus lente, à 58 jours, et le plex a pris 48 jours. Pour une vente précise, la moyenne de votre ville compte davantage que celle de la province : dans les Laurentides, elle va de 40 à 100 jours.
Combien de temps une propriété reste-t-elle affichée avant de se vendre dans les Laurentides?
Environ sept semaines pour une unifamiliale : 47 jours sur douze mois et 49 jours à l’été 2026, selon Centris. Le temps moyen de vente d’une propriété dans les Laurentides change pourtant beaucoup selon la ville : 40 jours à Sainte-Adèle, 68 à Saint-Sauveur et 100 à Mont-Tremblant sur douze mois. Une copropriété de Mont-Tremblant en a pris 162. Ce délai s’arrête à la promesse acceptée, pas au déménagement.
Faut-il baisser son prix après 60 jours sur le marché?
Pas automatiquement. Soixante jours, c’est moins que la moyenne annuelle de Saint-Sauveur, à 68 jours, et bien plus que celle de Sainte-Adèle, à 40 jours. Le bon repère est la moyenne de votre ville et de votre gamme de prix. Si elle est largement dépassée sans offre sérieuse, demandez à votre courtier le nombre de visites et les commentaires reçus, puis décidez d’une révision franche plutôt que de petites baisses.


